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Il était une fois...
Aussi loin que remontent mes souvenirs, le dessin est présent dans ma vie. J’étais un petit garçon plutôt turbulent ! Mais lorsque ma mère me donnait un crayon et une feuille, je me focalisais, et cela soulageait tout le monde !
Je me souviens que je regardais Cabu à la télé. Il dessinait Dorothée en direct et ses caricatures me faisaient rire !! Naïvement, je pensais que le dessin pouvait amener à la notoriété, et je pense que, quelque part, cela me faisait déjà rêver… Mais je parle ici d’une notoriété comme un enfant de 5 ans peut l’envisager…
Alors moi aussi, de mon côté, je me mettais à dessiner les amis de mes parents et je les caricaturais sauvagement ! Ça ne les faisait rire qu’à moitié, mais souvent, en repartant, ils me donnaient une petite pièce de monnaie… et je refusais.
je rêvais de faire du dessin animé
Plus tard, je me passionnais pour le dessin animé. Et dans mes cahiers, je m’amusais à faire des flipbooks, des petites horloges…J’ai eu une petite période où, comme la plupart des petits garçons, je rêvais d’être cosmonaute, archéologue ou policier… Mais très vite, vers 7 ou 8 ans, j’ai su que je voulais devenir dessinateur. Et j’ai commencé à harceler ma pauvre mère. Elle reconnaissait mon sens de l’observation, mon aptitude au détail, et ayant elle-même une âme d’artiste, elle décida de chercher une académie qui m’accepterait. C’est ainsi que, lorsque j’eus 9 ans, je l’accompagnai à l’École des Métiers d’Art du Hainaut.
L'influence du manièrisme et de la mimésis
Dans cette école, où les professeurs fumaient encore dans les classes et où j’étais libre de circuler d’atelier en atelier… j’appris énormément. Je me suis nourri artistiquement. J’y ai rencontré un garçon qui avait environ 18 ans. Il s’appelait Sébastien Longeben. Il était sculpteur-dessinateur, et son style sombre m’impressionnait. Cet homme m’offrit mes deux premiers livres d’art : un sur Michel-Ange et l’autre sur Léonard de Vinci et la Renaissance. Ce fut pour moi une claque. Je regardais tous les soirs, dans ma chambre, les dessins de la Renaissance, et je m’imaginais être à la fois Léonard et Michel-Ange… Je tripais totalement sur leurs aptitudes géniales. C’est là que j’ai commencé à prendre les choses un peu plus au sérieux, et je recopiais leurs dessins pour m’entraîner. Je me souviens que, pour apprendre l’anatomie, je dessinais mes figurines des Maîtres de l’Univers.
La Bande dessinée
Lorsque j’eus l’âge adéquat (12 ans), je me suis inscrit à l’atelier de bande dessinée, dirigé par Antonio Cossu, Yves Amateis, Gérard Goffaux et Philippe Foerster.
Ici un lien vers le documentaire : « En toute lettre » ( sonuma archive audiovisuelles)
J’ y fais une apparition à 17 min. 58 sec ! Le documentaire montre l’atelier et beaucoup de personne présente sur cette vidéo sont devenu aujourd’hui des pro de la BD comme par exemple Alain Henriet. À l’école des Ursulines, pour mes secondaires, je pris l’option artistique de qualification. Nous avions 18 heures de cours artistiques par semaine, et le soir et le week-end, je continuais aux Métiers d’Art du Hainaut.J’ai suivi ce rythme jusqu’à mon entrée aux études supérieures, où, après avoir réussi l’examen d’entrée, je pus rejoindre l’atelier de cinéma d’animation de La Cambre.
Aujourd’hui, mon dessin est divisé en deux grands univers :
celui d’un style cartoon (bédéiste), et un autre dans un style plutôt maniériste ou réaliste.
extraits du documentaire " En toute lettre"




